XY – Sandro Veronesi

C’est au détour d’un rayonnage de la médiathèque que je suis, par hasard, tombée sur XY de Sandro Veronesi. Les couvertures des livres, je dois l’avouer, ont un rôle important dans les choix que je fais quant à mes lectures. Et celle-ci, m’a beaucoup intriguée. En plus, je n’ai pas beaucoup lu d’auteur italien, alors j’ai eu envie de me lancer.

L’histoire se déroule dans un petit bourg montagnard et très isolé (il n’y a pas de réseau téléphonique, pas d’Internet ni de télévision) d’Italie, en plein hiver. Un matin, les habitants découvrent certains des leurs morts. Après enquête, il s’avère que toutes les victimes ont succombé à des blessures différentes, l’origine de leur mort est donc pour chacune d’entres elles différentes. Seulement voilà, certains le sont de façon très étrange et les autorités n’arrivent pas à l’expliquer, elles tentent alors de dissimuler la vérité. Tout au long de l’ouvrage, nous sommes alternativement dans les pensées du curé du village qui était présent lors de la découverte des corps et dans celles de Giovana, une jeune psychiatre qui se trouve être proche de l’événement de façon assez inexpliqué. Tout deux tentent de résoudre l’énigme et d’aider les autres habitants traumatisés.

xy-veronesiQuatrième de couverture : San Giuda, un village perdu dans la montagne du nord de l’Italie, déserté par les jeunes, isolé par la neige, pas de réseaux, ni portables, ni télévision. Seul Beppe Formento et son traîneau tiré par des chevaux, relie les quarante-deux habitants au monde ; il approvisionne l’épicerie et emmène, chaque jour quelques touristes admirer l’église et s’émerveiller devant un immense sapin arrosé au canon à neige ! Un matin, le traîneau se présente vide, le cheval terrorisé, les yeux révulsés. Tout le monde se précipite et aperçoit le grand arbre gelé, comme ensanglanté, et autour du tronc, à moitié enfouis dans le neige : des corps, dont celui de Beppe décapité. Au même moment, Giovanna, jeune psychiatre de la ville voisine se réveille, baignant dans son sang : une cicatrice vieille de quinze s’est rouverte. L’enquête commence et piétine. Le procureur harcèle le curé, persuadé que la clé du mystère est protégée par le secret de la confession. Giovanna s’installe au presbytère et tente de soulager les villageois. Avec le curé, qui a la foi, elle qui croit en la science, ils vont chercher une explication… Dans ce roman au suspense mené de main de maître, Sandro Veronesi brise les stéréotypes, bouscule nos références et notre vision du monde. (Grasset, 2013)

Cette lecture est très certainement celle qui aura le plus suscité d’émotions en moi en février. J’ai à la fois beaucoup aimé et été déçue de ce livre. Au début, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans le l’histoire, d’abord parce que je pense avoir été déstabilisée par l’intrigue que je qualifierais de farfelue mais aussi à cause du style de l’auteur : de très longues phrases,  de très longs paragraphes, peu de blancs, peu de dialogues… Le lecteur n’a que très peu de temps pour souffler et se retrouve piégé dans les pensées du curé et de la psychologue. J’ai également eu beaucoup de mal à m’y retrouver à cause d’un nombre important de personnages différents. Cependant, après ces quelques difficultés, j’ai réussi à me plonger totalement dedans, allant jusqu’à m’impatienter entre chaque moments de lecture. La dernière déception a été à la fin de l’ouvrage, je n’ai pas vraiment saisie où l’auteur voulait en venir, mais c’est sûrement parce que je suis trop terre à terre !

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