Les oreilles de Buster – Maria Ernestam

Pour ma dernière lecture en date, mon choix s’est porté sur un livre qu’une collègue de travail m’avait conseillé : Les oreilles de Buster écrit par Maria Ernestam. Éva, l’héroïne de 56 ans, y raconte, par le biais de son journal intime, comment elle a pris la décision de tuer sa mère à l’âge de sept ans. Pas de panique, ce n’est pas un secret et je ne vous spoile pas, le lecteur est tout de suite au courant puisque très vite elle dit :

« J’avais 7 ans quand j’ai décidé de tuer ma mère. Et 17 ans quand j’ai finalement mis mon projet à exécution. »

Le meurtre est avoué sans détour. Tout au long de son récit, Éva revient sur son histoire personnelle et raconte très directement les différents événements – généralement malheureux – ayant marqué sa vie, de sa tendre enfance à son adolescence, et l’ayant conduite jusqu’au pire.

oreilles-de-busterCe qu’en dit l’éditeur : Eva cultive ses rosiers. À cinquante-six ans, elle a une vie bien réglée qu’elle partage avec Sven. Quelques amies, des enfants, et une vieille dame acariâtre dont elle s’occupe. Le soir, lorsque Sven est couché, Eva se sert un verre de vin et écrit son journal intime. La nuit est propice aux souvenirs, aussi douloureux soient-ils. Peut-être aussi la cruauté est-elle plus douce lorsqu’on l’évoque dans l’atmosphère feutrée d’une maison endormie. Eva fut une petite fille traumatisée par sa mère, personnage fantasque et tyrannique, qui ne l’a jamais aimée. Très tôt, Eva s’était promis de se venger. Et elle l’a fait, avoue-t-elle d’emblée à son journal intime. Un délicieux mélange de candeur et de perversion (Gaïa, 2011).

Je dois l’avouer, pour moi, cette lecture, que j’avais hâte de commencer, fut quelque peu décevante et elle n’a pas été à la hauteur de mes espérances. J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire, cependant ce n’était pas complètement inintéressant à mon sens puisque je n’ai pas pu m’empêcher d’aller jusqu’au bout pour connaitre la fin. Les révélations distribuées tout au long du roman y étant très certainement pour quelque chose… Ma plus grosse difficulté a, je pense, été le style de l’auteur, mais je ne saurais vous dire pourquoi exactement, je n’ai tout simplement pas adhéré.

Sur le fond, comme je le disais, nous sommes face à un roman plutôt intéressant qui aborde essentiellement une relation mère-fille débordante à la fois de haine et d’amour. Le lecteur se trouve plongé dans l’histoire personnelle d’Éva qui fut assez traumatisante, plongé dans un récit à la fois bouleversant et remplit de cynisme, mais aussi parfois drôle. En bref, je ne le déconseille pas, mais pour moi, ce ne fut pas une réelle partie de plaisir.

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