Lectures, Romans contemporains

Un homme, ça ne pleure pas – Faïza Guène

Aujourd’hui je reviens pour vous parler du dernier roman de Faïza Guène, Un homme, ça ne pleure pas. Je me rappelle avoir beaucoup apprécié – même si je dois l’avouer, je n’ai plus vraiment de souvenirs en ce qui concerne l’histoire – Kiffe kiffe demain, écrit par la même auteure, quand je l’avais lu il y a quelques années. Alors, quand nous avons reçu ce livre à la bibliothèque j’ai eu très envie de le lire.

Ce qu’en dit l’éditeur : Né à Nice de parents algériens, Mourad voudrait se forger un destin. Son pire cauchemar : devenir un vieux garçon obèse aux cheveux poivre et sel, nourri par sa mère à base d’huile de friture. Pour éviter d’en arriver là, il lui faudra se défaire d’un héritage familial pesant. Mais est-ce vraiment dans la rupture qu’on devient pleinement soi-même ? Dès son premier roman (Kiffe kiffe demain, Hachette littératures, 2004), Faïza Guène s’est imposée comme une des voix les plus originales de la littérature française contemporaine (Fayard, 2014).

Il s’agit là de l’histoire d’une famille d’immigrés algériens racontée à travers les souvenirs de Mourad, le dernier des trois enfants qu’on eu monsieur et madame Chennoun. Trois enfants qui sont d’ailleurs très différents. Il y a Mina qui a reproduit le schéma familial et est plutôt attachée aux traditions. Puis Dounia qui, elle, a rejeté ce schéma et a fait le choix de s’éloigner de sa famille pour vivre sa vie comme elle le veut et ne plus ressentir le poids de l’opinion de ses parents et des traditions. Enfin, il y a Mourad, passionné de littérature, jeune professeur de français en banlieue parisienne, qui se retrouve un peu arbitre des querelles familiales, notamment entre sa sœur Dounia et le reste de la famille. C’est un personnage drôle, très touchant et attachant, mais comme tous les autres en fait. La maman, Djamila, est envahissante et très souvent dans l’excès, on dirait presque une caricature. Le papa, Abdelkader, est très fier, pour lui, un homme ça ne pleure pas, même lorsqu’il se retrouve à l’hôpital plutôt affaiblit.

Les thématiques abordées dans cet ouvrage sont assez peu originales, désaccords familiaux et générationnels, tradition et transmission entre générations, reproduction des schémas familiaux… cependant elle parle à tout le monde selon moi, qu’importe là d’où on vient. Les problèmes rencontrés par la famille Chennoun pourrait toucher n’importe quelle famille. Au final, je trouve que ce roman est quand même une réussite et je le conseille à ceux qui souhaitent passer un moment divertissant et lire quelque chose de plutôt léger. En plus, Faïza Guène écrit très bien, tout est bien dit, bien raconté, avec beaucoup d’humour mais sans jamais être lourd.

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2 thoughts on “Un homme, ça ne pleure pas – Faïza Guène”

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