Mailman – J. Robert Lennon

Après quelques jours d’absence, je reviens pour vous présenter le dernier livre que j’ai lu en ce mois d’avril, un gros pavé de plus de 600 pages intitulé Mailman, écrit par J. Robert Lennon, et publié aux éditions Monsieur Toussaint Louverture. Je ne sais pas bien, par où commencer… D’abord, je dois vous dire que mon choix pour ce livre a encore une fois grandement été influencé par les conseils d’une amie que je remercie vraiment beaucoup beaucoup parce que clairement, j’ai adoré !

De prime abord, quand on commence le livre, on peut se demander à quoi tout cela va nous mener… le quotidien d’un homme assez banal qui est facteur et qui vit dans une petite ville de l’état de New York, un ville un peu perdue mais dans laquelle se trouve une université plutôt renommée… bof. Mais en fait, ce livre est plein de surprises. Albert Lippincott – appelé Mailman tout au long du roman – un est un personnage qui pourrait être vieux garçon, mais ce n’est pas le cas, il a connut quelques aventures, il est un peu « beauf » et  a les airs d’un sale type. Il se montre très critique envers ses compatriotes et le monde qui l’entoure et ne se gènes pas pour faire des remarques plutôt grinçantes. Il est solitaire, il n’a pas vraiment d’ami et ne voit les membres de sa famille que très rarement. Le pauvre n’a pas été très gâté par la vie. Maladroit et plutôt gaffeur, il est souvent victime d’incidents pas très heureux mais qui vous feront très souvent rire. C’est un facteur pas très heureux qui estime avoir raté sa vie, il mène une existence monotone, les jours se suivent et se ressemblent, sans grande et bonne surprise.

Entre moments présents et anecdotes du passées, l’auteur nous conduit dans l’enfance de Mailman, il nous fait découvrir sa vie d’étudiant, son séjour en hôpital psychiatrique, son bénévolat au Kazakhstan, son mariage et ses autres aventures amoureuses, son quotidien de facteur… un facteur qui se permet d’emprunter le courrier de ses concitoyens, de l’ouvrir, de photocopier ce qu’il l’intéresse et de classer minutieusement tout cela pour ensuite finalement distribuer le courrier aux destinataires. Mais voilà, un jour, il garde une lettre plus longtemps que prévue et son destinataire se suicide, sa vie va alors basculer et les incidents de parcours se multiplier…

Je ne veux pas trop en dire plus pour ne pas gâcher le plaisir de ceux qui se lanceront dans cette lecture. Comme je l’ai déjà dit, j’ai adoré cette comédie noire. C’est un ouvrage à la fois drôle et tragique. C’est pour moi une petite pépite de la littérature américaine, on ne sait pas trop où tout cela va nous conduire quand on commence, mais c’est un livre très prenant qu’il est dur de laisser sur sa table de chevet. Le personnage principal est parfait, impeccablement tranchant. Bref, c’est un réel coup de cœur pour moi. En plus, comme tous les livres publiés par Monsieur Toussaint Louverture, l’objet est superbe (je n’arrête pas de passer ma main sur les reliefs, j’adore) et la couverture est très réussie.

Ce qu’en dit l’éditeur : publié à l’aube du vingt et unième siècle, Mailman, road movie existentiel et méchamment drôle, marque la naissance d’une nouvelle révélation de la littérature américaine. Avec ce roman tendu comme un arc, J. Robert Lennon nous entraîne – de New York à la Floride en passant par le Kazakhstan – dans l’univers d’Albert Lippincott, dit Mailman. Facteur dévoué et maniaque d’une petite ville américaine, Mailman a ses petits secrets: l’habitude compulsive de photocopier et de lire le courrier des autres, une inquiétante dépression nerveuse et la relation tordue qu’il entretient avec sa sœur. Aussi, lorsque l’un de ses usagers se suicide – à cause d’une lettre retenue trop longtemps? –, les événements se précipitent pour Llippincott, qui va devoir faire face une fois pour toutes aux nombreuses fêlures de sa vie. Si Mailman est bien une comédie noire, c’est aussi l’ambitieuse tentative de dépeindre la destinée d’un homme à la recherche de la paix dans un pays «pétri de violence et de tristesse partagée». C’est comique et tragique à la fois. C’est dérangeant, c’est touchant. C’est la chronique survoltée d’un combat perdu d’avance (Monsieur Toussaint Louverture, 2014)

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