Bandes dessinées, Lectures

Deux bandes dessinées : Le beau voyage / Le promeneur

Dernièrement, je me suis plongée dans la lecture de deux bandes dessinées (ou plutôt d’une bande dessinée et d’un manga), plutôt différentes, mais assez chouettes. Voilà ce que j’en ai pensé.

D’abord, il y a eu Le beau Voyage de Zidrou & Springer. Tout commence quand le personnage principal, Léa, animatrice de télévision, se fait voler son téléphone portable. Le même jour, son père essaie de la joindre avant de mourir. Lorsque sa tante lui annonce la terrible nouvelle, elle se rend dans la maison familiale et se replonge dans les souvenirs, bons comme mauvais. Léa est une jeune femme un peu instable, en quête d’identité. Enfant, elle a beaucoup souffert de la fuite de sa mère avec un autre homme, mais aussi de l’absence de son père, médecin généraliste très pris par son travail. En fouillant dans le passé, elle déterre des secrets de famille et fait ressurgir la douleur d’un drame familial. Mais, c’est en rangeant le bureau de son père qu’elle va faire une découverte importante grâce à laquelle elle va arriver à donner un sens à sa vie et à tourner la page sur le passé.
Cette histoire triste qui m’a beaucoup touchée mais les dessins ne m’ont pas totalement conquise. En plus, cette bande dessinée évoque la dépression chez les enfants et c’est plutôt rare qu’on en parle alors il faut le souligner.

Ce qu’en dit l’éditeur : Le Beau Voyage, un one-shot imaginé par Zidrou et mis en images par Springer, est le récit bouleversant d’une vie qui commence… enfin. Un beau voyage, c’est ce qui attend Léa. Depuis toujours Léa cherche sa vie. Elle en bricole une, entre rébellion et provocation. Mais un jour, son père meurt. Alors Léa part sur les traces de son passé. Elle y trouvera une raison de vivre. Le récit d’une histoire dramatique (Dargaud, 2013).

 

Ensuite, il y a eu Le promeneur de Jirô Taniguchi & Masayuki Kusumi. Il s’agit d’un manga, mais en grand format, comme une bande dessinée classique, et dans le sens de lecture occidental.
Dans cette bande dessinée, il n’y a pas vraiment d’histoire. C’est juste un homme qui, par hasard, découvre le petit plaisir simple qu’est la marche à pied. Nous le suivons alors au cours de huit promenades, au cœur de Tokyo, durant lesquelles il fait de jolies découvertes et remarque enfin beaucoup de petits détails qu’il n’avait pas pris le temps de voir avant. Il se laisse aller au grès de ses envies et ses déambulation vont lui permettre de se remémorer beaucoup de souvenirs. Il va se rendre compte que la ville à changer, rencontrer des personnes qu’il n’avait plus vu depuis longtemps, se rappeler de son enfance et surtout il va apprécier ces petites moments de bonheur.
J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de poésie dans ce manga, c’est assez contemplatif et l’atmosphère qui s’en dégage est très paisible. La thématique centrale qui s’en dégage pour moi est celle du temps qui passe.
J’ai aimé, mais quand un peu moins que Quartier Lointain.

Ce qu’en dit l’éditeur : À la faveur des petits événements ordinaires de sa vie professionnelle et personnelle (la recherche d’un vélo disparu, une réunion de travail au sommet d’une tour de bureaux, etc.), un quadragénaire se laisse aller à des escapades impromptues au hasard de la géographie urbaine, sur les innombrables chemins de traverse qu’offre la grande ville – pour peu qu’on sache les voir et s’y abandonner… Une balade après l’autre, cette pulsion vagabonde prendra bientôt les allures d’un cheminement sentimental au fil des méandres de la mémoire, ponctuées d’images inopinément ressurgies de l’enfance et de la jeunesse du promeneur. Conçues par Masayuki Kusumi, déjà scénariste des histoires culinaires du Gourmet solitaire, ces déambulations nostalgiques, à la tonalité nonchalante et chaleureuse, ont initialement été publiées au Japon dans un magazine d’art de vivre, Tsuhan Seikatsu. Interprétées dans le registre intimiste dont Jirô Taniguchi a fait son signe distinctif depuis L’Homme qui marche, transfigurées par son humanisme pudique et serein, elles acquièrent une résonance universelle, dans laquelle se retrouveront les nombreux fidèles du maître japonais (Casterman, 2008).

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