Lectures, Romans contemporains

La promesse – Hubert Mingarelli

Il y a quelques temps, et sur les conseils d’une amie encore une fois, j’avais lu L’homme qui avait soif d’Hubert Mingarelli et je n’avais que très moyennement apprécié. Pourtant, cet écrivain semble plutôt connu et reconnu. J’ai donc eu envie de retenter l’expérience et de me plonger dans un autre ouvrage de cet auteur. Un peu au hasard, j’ai choisi de lire cette fois-ci La promesse.

Il s’agit d’un court roman avec pour thématiques principales le souvenir et l’amitié. Le personnage principal, Fedia, effectue un voyage en barque sur un lac, puis, il remonte une rivière dans l’espoir de rejoindre sa source et de réaliser la promesse qu’il a faite il y a plusieurs années. Il se doit de trouver le meilleur endroit possible pour y déposer un objet très précieux : une petite boîte contenant les cendres d’un ami très cher. Ce voyage lui permettra de se remémorer tout les bons moments qu’il a vécu avec son ami disparu, il sera pour lui le remède à son chagrin. Les deux hommes se sont rencontrés à l’école militaire alors qu’ils se formaient à la mécanique navale. Leur amitié aura été pour eux un élément essentiel pour leurs permettre de franchir les étapes d’une formation militaire difficile et de résister aux épreuves auxquelles ils ont été confrontés.

C’est un récit plutôt lent et empli de nostalgie, avec son style très contemplatif et ses nombreuses (mais pas trop) descriptions l’auteur nous transporte dans un monde paisible. J’aime notamment beaucoup la manière dont il décrit les mouvements de l’eau, et l’absence de mouvement aussi. J’ai aimé le style.

Ce qu’en dit l’éditeur : Naviguer sur un lac peut réserver des émotions tellement particulières qu’il est impossible de les partager avec qui que ce soit. D’habitude, Fedia emmène son fils avec lui, mais cette fois non. Et pourtant, Fedia ne cessera de penser à lui. Aux paroles qu’il va devoir trouver pour lui dire ses intentions, ce qu’il était parti faire sur l’eau ce jour-là. Dans le fond de sa poche, une petite boîte en carton fermée par un élastique. Le chagrin est dépassé, du moins le croit-il. La nuit s’avance, la rivière a remplacé le lac, et Fedia continue de frapper avec ses avirons la surface baignée de lune. Il était une fois deux âmes en perdition. Deux jeunes matelots qui s’étaient fait une promesse (Seuil, 2009).

Au final j’ai plus apprécié la lecture de La promesse comparé à celle de L’homme qui avait soif. Ce n’est toujours pas un coup de coeur, mais je me suis quand même moins ennuyée que lors de ma précédente tentative et cette très jolie histoire d’amitié m’a plus touché.

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