Lectures, Romans contemporains

Les Yeux jaunes des crocodiles – Katherine Pancol

En vacances depuis quelques jours, je me suis enfin décidée à prendre le temps de lire le fameux roman de Katherine Pancol, Les yeux jaunes des crocodiles. Il était, comme les deux autres tomes de la trilogie, dans ma PAL depuis quelques années et comme c’est la première fois que j’ai vraiment du temps pour moi pendant les vacances d’été, je me suis dit que c’était le bon moment pour m’y attaquer. J’ai quand même un peu hésité avant de m’y atteler… Parce que j’avais déjà lu du Katherine Pancol avant, juste un roman, J’étais là avant, et j’avais vraiment détesté. Tellement que je n’avais pas pu aller au bout de ma lecture, et ça, ce n’est vraiment pas souvent que ça m’arrive.

Dans ce premier tome, le lecteur est au départ plongé tour à tour dans l’histoire de plusieurs personnages différents. Il y a Josephine qui vient d’apprendre que son mari, Antoine, au chômage depuis quelques temps déjà, la trompe. Elle décide alors de le mettre dehors et se retrouve seule avec ses deux filles (l’une pré-ado et l’autre adolescente), Zoé et Hortense. Sa famille ne semblait pas vraiment croire à son union avec Antoine, alors, la surprise de la séparation ne fut pas très grande. Elle n’a pas beaucoup d’amie, Shirley est sa seule confidente. Il y a ensuite Iris qui est mariée à Philippe, un avocat que toutes les femmes désirent, et elle a un fils, Alexandre, avec qui elle n’est pas très proche. Elle apprend d’une de ses amies qu’une rumeur court. Son mari la tromperait avec un homme, un de ses collaborateurs. Et puis il y a Henriette, une femme plus vieille que les deux premières. Elle est mariée à un homme volage, Marcel, qui a fait fortune dans le rachat et le redressement d’entreprises en faillites. Elle a deux filles issues d’un premier mariage, mais elle s’est vite retrouvée veuve. On fait sa connaissance bars le biais de son mari qui est train de batifoler avec sa secrétaire, Josiane.

Très vite le lecteur s’aperçoit  que les trois femmes sont liées. En fait, la dernière est la mère des deux premières qui sont donc sœurs. Les histoires se croisent mais sont essentiellement centrées sur Josephine et Iris qui sont très différentes et que tout oppose. Josephine va se débattre avec sa nouvelle vie de maman célibataire et toutes les responsabilités qui vont avec. C’est une femme courageuse, mais maladroite. Elle vit en banlieue, dans un petit appartement, elle est intelligente et spécialiste de l’histoire du XIIème siècle. Elle va tout faire pour rendre sa vie et celle de ses filles plus facile et plus belle. C’est un personnage très attendrissant. A l’inverse, Iris est une femme plutôt froide, qui n’a pas fait grand chose de sa vie à part profiter de l’argent de son mari. Elle vit dans un bel appartement parisien et se fait entretenir. Pourtant, elle aimerait qu’on l’a perçoive différemment et est prête à tout pour cela. Antoine et Joséphine vont prendre des routes différentes qui les mèneront à s’interroger sur leurs choix, leur vie et à se prendre ou non en mains. Iris va elle tout tenter pour être reconnue. Quand à Henriette, elle va voir sa vie chamboulée.

La quatrième de couverture : Ce roman se passe à paris. Et pourtant on y croise des crocodiles. Ce roman parle des hommes. Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être. Ce roman est l’histoire d’un mensonge. Mais aussi une histoire d’amours, d’amitiés, de trahisons, d’argent, de rêves. Ce roman est plein de rires et de larmes. Ce roman, c’est la vie (Albin Michel, 2006).

Au final, Katherine Pancol nous propose une histoire de famille assez banale, avec des moments de bonheur et des moments plus malheureux. Son style ne m’a cette fois-ci pas dérangé. J’ai plutôt aimé lire ce roman et j’ai été suffisamment plongée dans l’histoire pour avoir envie de connaître la suite des évènements et même la fin. Cependant, tout n’est pas parfait, il y a quelques longueurs, les évènements sont assez prévisibles et il y a beaucoup de clichés et de détails improbables. Cependant, malgré un avis assez mitigé sur ce roman, je vais très probablement lire les deux tomes suivants parce que j’ai envie de savoir ce qu’il adviendra de ces personnages. Par contre, je ne pense pas aller jusqu’à voir le film.

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4 thoughts on “Les Yeux jaunes des crocodiles – Katherine Pancol”

  1. Je n'ai pas vu le film, mais j'ai lu les 6 romans de la saga avec beaucoup de plaisir (malgré les longueurs que tu évoques, et parfois certaines aberrations…).
    Comme plusieurs années se sont écoulées entre les trois premiers tomes et la suite, j'ai voulu lire un autre ouvrage de Pancol. Mon libraire de l'époque m'avait mise en garde : toute sont oeuvre ne ressemble pas au « Yeux jaunes », donc il y a un risque de déception. Je suis plutôt bien tombée avec « Encore une danse », mais je ne suis pas surprise par ton avis avec « J'étais là avant ».

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  2. Moi, j'avais emprunté le bouquin à ma bibliothèque parce que j'avais une amie qui avait adoré les 3 livres (et normalement on a plutôt les mêmes goûts), mais là je dois dire que je suis restée perplexe. J'ai eu de la peine à finir le bouquin et je ne compte pas finir la suite. J'ai trouvé l'amoncellement de clichés plutôt indigeste. Après peut-être que si je l'avais lu tranquille comme une lecture d'été, ce serait peut-être mieux passé…

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