Le Muret – Céline Fraipont & Pierre Bailly

C’est une amie qui m’a conseillé de lire Le Muret, la dernière bande dessinée de Céline Fraipont et Pierre Bailly et quel bon conseil !

C’est un album plutôt mélancolique et assez triste, on y suit Rosie, une adolescente qui n’a pas un quotidien très facile. Sa mère vient de quitter son père pour aller s’installer avec un autre homme à Dubaï et son père s’enferme dans le travail pour ne pas avoir à faire face aux réalités. Heureusement, il y a Nathalie, sa meilleure amie, qu’elle retrouve souvent sur un muret et qui lui a promis de ne jamais l’abandonner. Rosie se pose beaucoup de question sur la vie et elle se retrouve un peu livrée à elle-même. Elle a peur, c’est encore une enfant fragile, elle se cherche. L’histoire de Rosie m’a un peu rappelé ma propre adolescence même si je n’ai pas eu autant de malchance qu’elle si je peux dire. On passe tous, ou presque, par là. On a tous été un jour amené à réfléchir sur le sens de la vie, à faire des mauvais choix et puis d’autres un peu meilleurs. L’alcool, la drogue, l’envie de plus de liberté, le ras le bol du système scolaire et de ses règles strictes, les amis d’enfance qui s’éloignent et les nouveaux que l’on se fait, l’adolescence cette période de la vie durant laquelle on ne s’épargne pas mais qui plus tard quand l’on y repense nous fait sourire. Enfin, en tout cas c’est comme ça que je le ressens.

le-muretCette bande dessinée est une vraie réussite pour moi, j’ai été très émue et j’ai même parfois eu à retenir mes larmes. Je pense qu’elle parle à tout le monde même si l’adolescence n’a pas le même effet d’un individu à l’autre. En plus, les dessins sont très chouettes et très parlant même s’ils ne débordent pas de détails. C’est un vrai coup de coeur pour moi.

Et puis, j’ai beaucoup aimé le petit passage où les deux personnages vont dans un discobus pour emprunter des vinyles, ça m’a fait sourire et penser à mon métier.

Ce qu’en dit l’éditeur : À treize ans, Rosie vit une situation peu commune : ses deux parents durablement éloignés à l’étranger et ne s’occupant d’elle qu’épisodiquement, elle doit se débrouiller au quotidien presque entièrement seule. Son seul point d’ancrage est son amie d’enfance Nath, avec qui elle entretient une relation presque fusionnelle. Mais les amitiés sont aléatoires et fluctuantes à cet âge. Progressivement mise à distance par Nath, Rosie, de plus en plus isolée, se réfugie dans l’alcool et l’absentéisme scolaire. C’est dans ces circonstances, à la dérive, que l’adolescente fait la connaissance de Jo, un garçon à peine plus âgé qu’elle, qui comme elle habite seul, vivant d’expédients et de petits trafics. Jo, sensible à son côté rebelle, initie Rosie à la musique, à la débrouille et à l’esprit d’indépendance. Éclopés d’une existence qui commence à peine, les deux jeunes gens vont peu à peu laisser s’épanouir l’attirance qu’ils ressentent l’un pour l’autre. Une belle histoire d’amour qui se terminera sous une pluie glaciale et bouleversante… À coup de presque riens, de petites touches impressionnistes tirées du quotidien en apparence le plus ordinaire, Fraipont et Bailly brossent un très touchant portrait d’adolescente. Le portrait d’une solitude aussi, pleine d’hésitations, de fêlures et d’incertitudes, qui résonnera comme une musique familière et mélancolique pour bien des lecteurs d’aujourd’hui.

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2 commentaires sur “Le Muret – Céline Fraipont & Pierre Bailly

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