Bandes dessinées, Lectures

Le fils du Yéti – Didier Tronchet

Le Fils du Yéti, voilà encore une chouette bande dessinée que j’ai eu la chance de lire dernièrement. Une bande dessinée d’un auteur qui, semble-t-il, est plutôt très connu. En ce qui me concerne, c’est le premier ouvrage de son palmarès que je lis.

Didier Tronchet, l’auteur donc, y raconte un enchainement d’évènements se déroulant sur une semaine qui vont entrainer le narrateur dans ses souvenirs et le faire s’interroger sur la relation qu’il a eu dans le passé avec son père décédé. Tout commence lors d’un incendie dans son immeuble durant lequel il prend la décision de ne sauver qu’une seule chose. Après quelques minutes de réflexion, il décide que ça sera ses albums photos qui rassemblent des souvenirs depuis sa plus tendre enfance. Une fois les flammes éteintes, lorsqu’il regagne son appartement, il va les feuilleter et se balader de souvenir en souvenir, se remémorer les bons moments comme les mauvais, repenser son papa parti alors qu’il n’avait que trois ans et tenter de comprendre les liens qui les unissaient.

C’est une bande dessinée touchante, un voyage dans le passé où y sont évoqués les relations père-fils mais aussi oncle-neveu puisque celui du narrateur, le fils de sa sœur, joue un rôle important dans cette introspection. Et puis, cette bande dessinée pourrait aussi être un hommage d’un fils à son papa, mais, je ne sais pas vraiment si c’est le cas.

Le scénario est très touchant, l’histoire un peu mélancolique à mon sens, mais je n’ai quand même pas été émues aux larmes. C’est plutôt bien raconté je trouve, parfois un peu plat, un peu long, mais, ça va avec la thématique centrale du souvenir, avec la mélancolie. Le seul petit bémol pour moi, le dessin auquel je n’ai pas vraiment accroché, je ne suis pas hyper fan de ces larges traits. Par contre, j’ai aimé le noir et blanc.

Ce qu’en dit l’éditeur : Ébranlé par un incendie qui aurait pu lui coûter la vie, le narrateur de cette histoire ressent le besoin de renouer avec son propre passé, matérialisé par une série d’albums photos qui récapitulent une bonne part de son existence – à commencer par la mémoire de son père trop tôt disparu. Ainsi débute une étrange période qui, huit jours durant, conduit cet homme solitaire et secret sur le chemin d’une profonde introspection. Avec la complicité de son jeune neveu Anthony, qui lui est profondément attaché, il entreprend une sorte de pèlerinage impromptu au cœur de ses racines familiales, habité par le sentiment du temps qui passe et la conscience aiguë de la fugacité des êtres et des choses. Ce voyage à rebours de plus de trente ans, à la fois géographique et intérieur, lui permettra, grâce à une lettre miraculeusement retrouvée, de redécouvrir la profondeur de son attachement pour son père et de se confronter enfin à un désir de paternité longtemps refoulé. Avec pudeur, distance et une très discrète touche d’humour, Didier Tronchet transpose en bande dessinée, en noir et blanc et sur un format de longue haleine, son propre roman éponyme paru en 2011 chez Flammarion. Une manière de dévoiler un registre sensible et intimiste qu’on ne lui connaissait pas en bande dessinée, et une réflexion touchante sur les ressorts de la filiation (Casterman, 2014).

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