Bandes dessinées, Lectures

Vois comme ton ombre s’allonge – Gipi

Voilà quelques mois que mon impatience grandissait face à l’envie de lire l’une des dernières bandes dessinées de l’auteur italien que j’adore, Gipi, dont le titre est Vois comme ton ombre s’allonge ! Déjà entièrement conquise par cet auteur, j’attendais qu’il me surprenne, et c’est réussi ! Cette fois-ci, Gipi nous parle d’un homme prénommé Silvano, un écrivain, interné dans un hôpital psychiatrique pour schizophrénie. Le lecteur se retrouve parfois dans la tête de Silvano et d’autres fois placé d’un point de vue externe, spectateur du désespoir d’un homme que sa femme a quitté. Silvano est sujet à des obsessions, il ne cesse de dessiner la même station service ainsi qu’un arbre mort… Il arrive aussi que l’on se retrouve au cœur d’un champ de bataille, lors de la Première Guerre Mondiale…

C’est une histoire qu’il n’est pas simple de vous décrire, de vous expliquer, parce que tout s’enchaîne sans logique apparente, comme dans la tête de notre personnage principal, Silvano Landi.

Au final, je pense que nous comprenons quand même ce que l’auteur à voulu nous dire, le message qu’il a voulu nous faire passer. Je n’ai pas envie de vous en dire plus pour ne pas gâcher le plaisir de ceux qui se lanceront dans cette lecture, alors, je m’arrête là.

Pour ce qui est des illustrations, j’adore le style ou plutôt, cette fois-ci, les différents styles que l’on retrouve dans cette bande dessinée. Il y a une alternance entre des dessins crayonnés en noir et blanc et d’autres en couleur, à l’aquarelle que je trouve superbes. Aussi, j’ai aimé l’atmosphère pesante qui est très bien retranscrite par l’auteur.

 

Ce qu’en dit l’éditeur : Sur une plage, un homme se sent mal. On appelle les secours, il est conduit dans une clinique spécialisée. On suspecte une schizophrénie subite, avec des attitudes obsessionnelles compulsives à orientation monothématique… L’homme, Silvano Landi, est un écrivain qui n’écrit plus. 
Un inventeur d’histoires qui vivait en écoutant des histoires et en en racontant à son tour. Un créateur de mondes qui n’est plus capable à présent que de dessiner sur une feuille la stylisation de deux obsessions : un arbre mort et une station-service. De les dessiner des centaines, des milliers de fois. Et entre les deux, à peine l’espace pour le souvenir d’une fille distante, des enseignements d’un père, d’une épouse qui l’a quitté, d’une sale guerre… Des histoires entremêlées dans la tête de Silvano, fragments décomposés qui cherchent leur lieu et leur raison d’être dans la construction d’une Histoire, la sienne. Celle à laquelle il cherche à échapper ou celle dans laquelle il pourrait se réfugier, pour pouvoir enfin se reconnaître. 

 C’est dans une station-service isolée, une nuit, que sa femme l’a quitté, emmenant avec elle leur fille. C’est là que ses amours se sont perdues. « C’est là que tout a commencé à se dégrader. » Ailleurs, sur un champs de bataille de la Première Guerre mondiale, dans le no man’s land qui sépare les belligérants, se dresse un arbre mort et solitaire. À son pied, dans un trou d’obus, un soldat écrit et pense à la femme qui l’attend, à son enfant qu’il aime tant. Le soldat s’appelle Landi, lui aussi. Est-ce l’aïeul de l’écrivain ? (Futuropolis, 2014)

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