Un parfum d’herbe coupée – Nicolas Delesalle

Le premier roman de Nicolas Delesalle, Un parfum d’herbe coupée, m’a été proposé par Babelio et les éditions Préludes dans le cadre d’une masse critique, et, je les remercie vivement pour cette très chouette découverte !

un_parfum_herbe_coupeA la suite du décès de sa grand-mère, le narrateur, Kolia, s’adresse dans une lettre à sa future arrière-petite-fille qu’il imagine s’appeler Anna. C’est une phrase qu’a prononcé après l’enterrement son grand-père, atteint d’Alzheimer, qui a été un déclic pour lui : « Tout passe, tout casse, tout lasse »… Il raconte alors à Anna, par bribes décousues, différents évènements de sa vie qui l’ont marqué et qui ont fait de lui l’homme qu’il est devenu. Il s’agit de moments de son enfance, de son adolescence mais aussi de sa vie d’adulte : les vacances d’été dans la maison familiale avec son cousin et ses sœurs, l’école et les professeurs sympathiques ou non, la Renault 25 GTS de son père, son chien Raspoutine, son premier baiser, les expériences scientifiques plus ou moins réussies, sa première communion, son premier film X, etc.

Les anecdotes qu’il lui raconte sont plus ou moins longues, ne se suivent pas chronologiquement, mais cela ne gêne en rien la lecture de ce roman qui est très agréable. C’est fluide, juste, bien écrit et plutôt original malgré la simplicité de l’histoire.

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman qui m’a souvent fait sourire. En lisant les anecdotes, racontées avec beaucoup d’humour et de nostalgie, je me suis souvenue à mon tour de moments marquants de mon enfance et de mon adolescence. J’ai été touchée, émue, par ce livre.

Résumé de l’éditeur : « Le jour où mon père a débarqué avec son sourire conquérant et la GTS, j’ai fait la gueule. Mais j’ai ravalé ma grimace comme on cache à ses parents l’odeur de sa première clope. J’ai dit “ouais”, j’ai dit “super”, la mort dans l’âme, même si j’avais compris que la GTS pour la GTX, c’était déjà le sixième grand renoncement, après la petite souris, les cloches de Pâques, le père Noël, Mathilde, la plus jolie fille de la maternelle, et ma carrière de footballeur professionnel. » Par petites touches qui sont autant d’instantanés de vie, Kolia convoque les figures, les mots, les paysages qui ont compté : la route des vacances, les filles, Totor le paysan aux cèpes et la maison de famille, des livres, quelques sauterelles, Raspoutine le berger allemand… Des petits riens qui seront tout. » (Préludes, 2014).

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