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Camille s’en va – Eliane Girard

Dans son roman Camille s’en va, Éliane Girard nous raconte l’histoire de Camille, une adolescente qui vit plus ou moins cloitrée dans un appartement avec sa mère, Maryline, et leur chien, Toby, depuis le décès tragique de son père. Ce dernier est mort accidentellement au cours d’un braquage qui a mal tourné alors qu’elle n’était qu’une enfant de six ans. Depuis, sa mère souffre d’une grande dépression et ne survit que grâce à des médicaments. Pour protéger Camille et par peur de la perdre elle aussi, Maryline contrôle tous ses faits et gestes. Camille suit une scolarité à distance, ses rares sorties – pour promener le chien et faire quelques courses – sont chronométrées, et elle n’a pas d’amis. Maryline, elle, passe ses journées devant un écran de télévision qui constitue son seul lien avec le monde extérieur, qu’elle imagine très dangereux. A l’inverse, le seul programme qui intéresse Camille à la télévision, c’est un jeu de télé réalité dans lequel des équipes de deux candidats doivent parcourir des distances à travers le monde, en stop, et avec seulement 1€ par jour. Elle aussi aimerait beaucoup partir… Un jour, alors qu’elle est majeure depuis quelques semaines, elle décide de vivre son rêve. Elle va alors s’inventer un personnage et partir à l’aventure en stop. Lorsqu’elle s’en aperçoit, Maryline va partir à la recherche de sa fille, aidée par trois personnes : René et Lucette, deux connaissances de Camille avec qui elle avait l’habitude de discuter au parc quand elle promenait Toby, et Sébastien, un jeune homme venu en aide à Maryline alors que, de panique, elle était victime d’un malaise dans la rue.

Je dois avouer que j’ai plus ou moins aimé le personnage de Camille et que le personnage de Maryline ne m’a pas vraiment convaincu. En effet, j’ai trouvé sa remise sur pied un peu trop facile et vraiment trop rapide pour être crédible, comme si elle avait eu droit à une guérison miracle. Les trois autres personnages m’ont fait sourire, surtout les deux « petits vieux », mais ils sont, à mon goût, trop caricaturés. Sur le fonds, l’histoire n’est pas inintéressante. J’ai aimé le message que l’auteure fait passé au sujet de la télévision et la façon plutôt intelligente dont elle le fait. Son roman aborde également d’autres thématiques importantes : le sens que l’on donne à la vie et l’altruisme. Ce n’est pas mal écrit, le texte se lit rapidement, c’est fluide et facile, mais sans surprise. Je pense que c’est un roman plus adapté aux grands adolescents qu’aux adultes. Bref, ce roman ne m’a pas déplut, mais, il ne m’a pas marqué non plus.

Merci aux éditions Buchet/Chatel qui m’ont permis de lire ce roman à l’occasion d’une masse critique Babelio.

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