Les Eaux troubles du mojito et autres belles raisons d’habiter sur terre – Philippe Delerm

les-eaux-troubles-du-mojitoAujourd’hui c’est du dernier ouvrage de Philippe Delerm dont je viens vous parler très rapidement, Les eaux troubles du mojito et autres belles raisons d’habiter sur terre, et très honnêtement, je pense que je ne me serais jamais tournée vers ce livre sans l’intervention d’une lectrice de la bibliothèque qui me l’a rendu en étant complètement enchantée. Dans ce recueil de nouvelles très courtes et pleines de bons sentiments – qui se lit très rapidement – l’auteur s’attarde sur tout un tas de petits détails de la vie qu’il décortiques et qui lui procure du bonheur, qui lui font aimer la vie, parmi lesquels : l’achat d’une pastèque, la dégustation d’un Spritz à Venise, ou encore assister à un concert. Un certains nombres de ces petits riens m’ont parlé, m’ont fait sourire, et je pense que cela devrait être le cas pour une majorité des lecteurs qui se plongeront dans ce récit, mais, tous ne m’ont pas touché.

Au final, j’ai passé un bon moment de lecture, entre poésie et nostalgie, mais ce fut tout de même un brin lassant. C’est le premier ouvrage de Philippe Delerm que je lisais et en parcourant ici et là d’autres critiques à son propos, il semblerait que les lecteurs habitués de l’auteur aient préféré La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, je me laisserais donc peut-être tenter à l’occasion.

Macadam – Jean-Paul Didierlaurent

Je ne fais pas partie des nombreuses personnes ayant lu le premier roman de Jean-Paul Didierlaurent intitulé Le liseur du 06h27. Cependant, j’en ai entendu autant de bien que de mal. Alors, lorsque Macadam m’a été envoyé par l’éditeur, Au Diable Vauvert, ma curiosité s’est éveillée et encore plus lorsque je me suis aperçue qu’il s’agissait d’un recueil de nouvelles. En effet, c’est un genre que je n’affectionne qu’à de rares occasions. Il faut dire que l’exercice est plutôt compliqué : convaincre en très peu de pages n’est pas donné à tous.

Ici, l’auteur nous propose onze nouvelles dont je ne vais pas vous faire de résumés car ce serait bien trop long. Par contre, ce que je peux vous dire de cette lecture c’est qu’elle fut plutôt agréable et que, pour la plus part, les nouvelles fonctionnent bien, certaines sont touchantes alors que d’autres sont drôles, les différents personnages et leur histoire sont intéressants, mais, je dois avouer qu’aucune d’entre elles ne m’a réellement marquée. J’ai terminé ma lecture seulement hier, si je ne réfléchis pas trop, aucune ne vient  particulièrement à mon esprit et ce n’est pas très bon signe. Alors bien sûr, si je réfléchis un peu plus, quelques-unes me reviennent en tête, je pense par exemple à la nouvelle intitulée « Mosquito » dans laquelle un trompettiste de l’orchestre des arènes de Nîmes (si je me souviens vraiment bien…) se sent responsable de la mort tragique d’un torero très célèbre. Puis, je pense à la première, intitulée « In nomine Tetris » et dans laquelle nous faisons connaissance avec un curé qui a développé une certaine addiction au jeu vidéo Tetris.  Ensuite, mes souvenirs sont plus vagues : une histoire d’amour qui démarre à un péage ; un vétéran sur le chemin de ses souvenirs ; un centenaire lassé de sa vie en maison de retraite ; et puis d’autres encore. Cette lecture fut bonne dans l’instant, elle m’a fait passer un bon moment grâce, notamment, au style d’écriture assez simple de Jean-Paul Didierlaurent, mais, vous l’aurez compris, je n’en garde pas un souvenir impérissable.

Nocturne d’un chauffeur de taxi – Recueil de nouvelles coréennes

Voilà plus de dix jours que je ne suis pas venue vous parler de mes dernières découvertes livresques, je suis désolé, mais ce mois-ci, mon rythme de lecture s’est considérablement ralenti et j’espère vraiment que cette baisse de régime ne vas pas durer trop longtemps ! Ce n’est pas que je n’ai pas envie de lire en ce moment, mais plutôt que je manque de temps… heureusement, je suis bientôt en vacances alors ça devrait aider ! Aujourd’hui je reviens avec un livre que j’ai reçu dans le cadre d’un partenariat avec les éditions Philippe Rey. Il s’agit d’un recueil de nouvelles coréennes paru le 24 avril 2014 sous le titre Nocturne d’un chauffeur de taxi.

J’avais déjà lu un livre de chez cet éditeur et ça avait été un vrai coup de coeur, souvenez-vous, je vous en ai parlé il y a quelque temps. Il s’agissait du roman italien Le bruit de tes pas. Alors quand on m’a proposé ce partenariat, je n’ai pas hésité longtemps ! En plus, c’était l’occasion pour moi de me plonger dans la lecture de nouvelles, ce que j’ai très peu l’occasion de faire et que je redoute un peu à chaque fois. J’étais aussi très curieuse de découvrir la littérature coréenne que je ne connaissais que très peu !

Ce qu’en dit l’éditeur : En Corée, on « entre en littérature » non pas grâce à un « premier roman » mais avec une nouvelle, dès lors qu’elle est remarquée, primée par les grands quotidiens ou les très actives revues littéraires. Si bien qu’à la différence de la France, ce genre narratif y est devenu un art majeur. Cette anthologie rassemble des textes représentatifs de la production contemporaine : tous ont été publiés au cours de la dernière décennie et mettent en perspective les aspects les plus intimes d’une société dont nous ne connaissons généralement que les succès les plus flatteurs – pour ne pas dire les plus trompeurs. Les auteurs représentés ici, une majorité de femmes, nous renvoient une image sans complaisance de leur monde comme il va. Ils le font, chacun à leur manière, sur des sujets très divers qui reflètent les évolutions contemporaines de la société coréenne et ses contradictions. Ainsi le travail à la chaîne est stigmatisé avec humour (noir ?) dans La fabrique de conserves ; la rudesse du quotidien est décrite dans Nocturne d’un chauffeur de taxi, qui illustre par ailleurs également un phénomène récent dû à l’évolution démographique, le mariage avec des femmes venues d’ailleurs ; les liens unissant la famille se délitent dans Semailles ; les on-dit viennent gangrener une petite ville dans Rumeurs ; le couple vit l’enfer et se désagrège dans Mon mari, tandis qu’il chemine avec poésie vers la mort dans Neuf épisodes ; la femme a conquis sa liberté dans Stoppie à moto mais le bonheur continue à lui échapper… Dix histoires pour faire découvrir une littérature et un pays méconnus (Editions Philippe Rey, 2014)

Je ne savais pas trop comment vous parler de cet ouvrage, alors, j’ai décidé d’essayer de vous faire un court résumé (même si je ne me souviens pas bien de toutes les nouvelles) de chacune des nouvelles.

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