La meilleure d’entre nous – Sarah Vaughan

J’avoue, je regarde de façon plutôt régulière beaucoup d’émissions culinaires que nous proposent nos chaînes de télévisions françaises : Top Chef, Master Chef ou encore, bien sûr, Le Meilleur Pâtissier. Alors, quand les Editions Préludes m’ont proposé de lire La meilleure d’entre nous de Sarah Vaughan, avant sa sortie, le 8 avril (soit demain), j’ai plus que sauté sur l’occasion puisqu’ elle nous y raconte un concours de pâtisserie !

En effet, dans ce roman tout part du concours culinaire que lance la chaîne de magasins Eaden. Le but pour eux, trouver la personne parfaite pour remplacer Kathleen Eaden, la femme du fondateur de l’entreprise, qui était une excellente cuisinière et qui a publié en 1966 le très célèbre livre de recettes « L’Art de la pâtisserie ». Après plusieurs étapes de sélections, cinq candidats sont retenus pour les phases finales.

Il y a Vicky, maman d’un petit garçon de 3 ans prénommé Alfie et ancienne institutrice qui a choisi, à la naissance de son fils, de devenir femme au foyer. Alors qu’elle gérait très bien ses élèves, il s’avère que son rôle de maman est plus compliqué qu’elle ne se l’imaginait. Débordée et légèrement déprimée, ce concours est pour elle un moyen de reprendre confiance en elle.

Ensuite il y a Claire, caissière dans un supermarché Eaden et maman célibataire d’une petite fille, Chloé, âgée de 9 ans, qu’elle a eu très jeune alors qu’elle rêvait de cuisine et de pâtisserie. Poussée par sa mère, ce concours est l’occasion pour elle de peut-être offrir une meilleure vie à sa fille.

Puis, il y a Karen, mariée à un riche homme d’affaire et maman de deux enfants : un adolescent de 17 ans, Jake, pas toujours facile à vivre, et une fille, plus jeune. Belle, sportive, mais parfois un peu froide, elle semble avoir une vie de rêve et être la favorite du concours…

La quatrième candidate se prénomme Jenny. La cinquantaine, maman de trois grandes filles, toutes déjà parties de la maison, elle ne vit plus qu’avec son mari qui se passionne depuis quelque temps pour la nourriture saine et le sport. Pour Jenny, le concours est enfin l’occasion de faire une chose pour elle et rien que pour elle, alors qu’elle a toujours été entièrement et uniquement dévouée à sa famille.

Enfin, il y a Mike qui élève ses deux enfants seul depuis le décès de sa femme. Avec ce concours, il veut se prouver qu’il est capable de s’occuper pleinement de sa maison et de sa famille, qu’il peut aussi assumer son nouveau rôle de « maman ».

Tous les cinq vont devoir réaliser les grands classiques de Madame Eaden avec, notamment, à la clé la mise en ligne de leurs performances sur la chaîne YouTube de la marque. Les épreuves se déroulent au manoir de Bradley Hall, dans lequel les Eaden ont vécus, où ils vont devoir préparer toutes sortes de pâtisseries. Les candidats vont y séjourner plusieurs weekends, cela va être l’occasion pour eux de faire connaissance et de nouer des liens. Dans ce roman, il ne s’agit pas que d’un concours de cuisine, l’auteure s’attache également à nous faire découvrir la vie personnelle de chacun des candidats, nous apprenons à les connaître au fil du récit, surtout Karen et Jenny, mais aussi, dans une moindre mesure selon moi, Vicky et Claire. Le personnage de Mike quant à lui est très peu développé. On découvre leur quotidien et les raisons qui les ont poussé à s’inscrire à ce concours.

J’ai aimé retrouvé à chaque début de chapitre des extraits et des conseils tirés du livre de Kathleen. J’ai aussi aimé que le récit soit coupé par des passages du passé qui racontent des épisodes de la vie privée et pas toujours rose de Madame Eaden.

Le seul petit bémol pour moi est que ce roman manque un peu de gourmandise. J’aurais aimé que les descriptions culinaires soient plus nombreuses et plus détaillées, que l’auteure nous décrive un peu plus les épreuves du concours et les recettes réalisées par les 4 concurrents. En fait, j’aurais aimé qu’elle nous mette l’eau à la bouche, qu’elle nous fasse un peu plus rêver.

Ce n’est pas, à mon sens, un chef-d’œuvre de la littérature, cependant, les personnages sont attachants, le récit n’est pas du tout désagréable à lire, bien au contraire, et l’histoire est prenante, on a envie de savoir qui va remporter le concours. C’est un livre sur la pâtisserie mais aussi et surtout sur la famille et les relations que l’on entretien avec nos proches. Il est parfait pour un moment détente, j’ai aimé cette lecture.

Résumé : « Il existe de nombreuses raisons de cuisiner : pour nourrir, pour inventer, pour impressionner, pour atteindre une forme de perfection… Mais aussi pour répondre à une simple faim : celle d’aimer et d’être aimé ». Kathleen Eaden, L’Art de la cuisine, 1966. Angleterre, de nos jours. Le concours pour élire la nouvelle Kathleen Eaden a commencé ! Elles sont quatre candidates en lice : d’abord Jenny, dont les enfants ont quitté le nid, puis Claire, qui a sacrifié ses rêves pour ceux de sa fille, Vicky aussi, qui lutte avec ses devoirs de mère, et enfin Karen, la parfaite Karen, bien déterminée à rester … parfaite ! (Préludes, 2015).

L’océan au bout du chemin – Neil Gaiman

l'océan au bout du chemin

Plus que quelques jours et je pourrais à nouveau lire autant de romans que je le souhaite, sans culpabiliser, enfin ! Ceci dit, j’ai quand même lu quelques livres durant ces derniers mois, et notamment, L’océan au bout du chemin de Neil Gaiman grâce, encore une fois, à une masse critique organisée sur le site Babelio.

De cet auteur, je ne connaissais que la réputation mais je ne m’étais jamais plongé dans une de ses histoires, alors, quand cette occasion s’est présentée, je n’ai pas vraiment hésité à me porter candidate !

Quatrième de couverture : De retour dans le village de sa jeunesse, un homme se remémore les événements survenus l’année de ses sept ans. Un suicide dans une voiture volée. L’obscurité qui monte. Et Lettie, la jeune voisine, qui soutient que la mare au bout du chemin est un océan…Fidèle à son imaginaire merveilleux, Neil Gaiman explore le monde de l’enfance et des contes anglo-saxons pour nous procurer une émotion toute nouvelle, dans ce roman élu par les lecteurs Book of the Year 2013 (Au Diable Vauvert, 2014).

D’abord, j’ai été très attirée par la très jolie couverture de ce roman. Je la trouve très réussie, plutôt poétique, et quand j’ai enfin eu le livre entre les mains, elle m’a donné très envie de le lire. Une fois la lecture commencée, je vous le dis tout de suite, j’ai été beaucoup moins conquise. J’ai beaucoup de mal avec ce type d’univers un peu loufoque qui m’a ici fait penser à celui du Monde de Narnia (que je n’ai d’ailleurs jamais réussi à lire en entier, en fait, je crois même que je n’ai jamais réussi à aller plus loin que le premier tome alors peut être que le rapprochement que je fais entre les deux oeuvres est un peu hasardeux…) auquel je n’accroche pas du tout.

Je ne peux pas dire que j’ai passé un mauvais moment de lecture, ça serait mentir. Cependant, je n’ai pas réussi à me plonger totalement dans cette histoire, dans cet univers fantastique, à m’attacher à ces personnages étonnants. Je ne peux pas dire non plus que ce soit mal écrit, au contraire, c’est fluide comme j’aime, équilibré, sans trop de chichis, les mots sont bien choisis. Je n’ai pas accroché, mais je ne saurais vraiment donner de raisons supplémentaires.

Le voyageur – James Smythe

Le livre que j’ai lu ces derniers jours m’a été offert par Babelio (encore une fois, merci :)) et les éditions Bragelonne dans le cadre d’une masse critique. Il s’agit d’un roman paru en avril 2014, intitulé Le voyageur, et écrit par James Smythe. C’est une histoire qui se déroule dans l’espace, ou plutôt dans une navette spatiale remplie d’astronautes plus ou moins de profession et qui ont pour mission d’aller le plus loin possible pour ensuite revenir sur terre. Ils n’auront pas grand chose à faire à part observer et raconter ce qu’ils vont voir. Mais voilà, tout ne va pas se passer comme prévu…

Quatrième de couverture : Lorsque le journaliste Cormac Easton est sélectionné pour la première mission habitée vers l’espace, il s’imagine déjà gagner sa place de grand voyageur dans l’histoire de l’humanité. Mais une fois là-haut, rien ne se passe comme prévu. Le capitaine est le premier à mourir brutalement. La réaction du Centre de contrôle est sans équivoque : la mission doit continuer coûte que coûte. Or les disparitions vont s’accumuler, et Cormac finit par découvrir seul les pièges mystérieux de l’immensité glaciale. Quoi qu’il arrive, sa survie ne dépend plus que de lui… (Editions Bragelonne, 2014)

Au départ, quand j’ai reçu ce livre, j’ai été vraiment emballée. Je lis peu de livres de science-fiction alors que j’aime ça, et puis surtout, j’adore tout ce qui est en rapport avec l’espace et l’astronomie… alors, ce livre avait tout pour me plaire sur le papier. Je pensais lire une histoire à la Gravity ou dans la lignée d’Alien, mais pas du tout… En fait, le lecteur se retrouve plongé uniquement dans les pensées de Cormac, un des personnages ayant embarqué dans la navette. Il est journaliste, sa femme vient de le quitter, il est quelque peu perturbé mais à quand même souhaité faire partie de l’aventure et se trouve là pour documenter l’expédition et permettre une communication au grand public.  Cependant, ce n’est pas vraiment un personnage attachant, il reste très passif, malgré quelques tentatives d’actions. Au final, j’ai trouvé qu’il ne se passait rien dans ce roman. Tout au long du livre, j’ai eu l’impression de lire le même paragraphe et je me suis globalement ennuyée. Finalement, c’est un récit avant tout psychologique et pas tellement relevant de la science-fiction. Je n’ai pas vraiment aimé, j’ai fini la lecture de ce texte pour finir mais pas vraiment par envie de connaître la fin. Après, ce n’est pas mal écrit et c’est plutôt facile à lire.