Petit Piment – Alain Mabanckou

Avec son roman Petit Piment, Alain Mabanckou nous raconte l’histoire d’un jeune orphelin prénommé Tokumisa Nzambe po Mose yamoyindo abotami namboka ya Bakoko et surnommé Moïse ou Petit Piment. Vivant à l’orphelinat catholique de Loango, dirigé par l’autoritaire Dieudonné Ngoulmoumako, il suit l’enseignement de Papa Moupelo, un prêtre d’origine zaïroise, jusqu’au jour où ce dernier ne revient pas, chassé par la révolution socialiste. Alors, la vie de Petit Piment change, perd de sa saveur, ce qui le pousse à s’enfuir à Pointe-Noire avec deux de ses compagnons, laissant sur place son meilleur ami de toujours. Au grès de ses vagabondages, il rencontre Maman Fiat 500 et la dizaine de filles dont elle s’occupe, une nouvelle famille pour lui. Voilà un peu de répit dans sa vie, en échange de petits services, il y trouve le gîte et le couvert. Mais cela ne dure pas, en effet, suite à une décision du maire en défaveur de la prostitution, Maman Fiat 500 et les filles disparaissent. Seul, Petit Piment fini par se perdre et n’arrive pas à retrouver ses esprits malgré de bonnes âmes prêtes à l’aider…

petit-piment-alain-mabanckouPetit Piment est un roman qui m’a touché, j’ai aimé l’histoire, j’ai aimé les personnages et j’ai aimé la façon simple, sans envolée inutile, de raconter les histoires d’Alain Mabanckou. J’ai également beaucoup apprécié avoir un aperçu de l’histoire du Congo, et notamment de la révolution socialiste qu’a connu le pays, à travers de celle de Petit Piment. Pour finir, j’ai vraiment beaucoup aimé la fin du roman que j’ai trouvé émouvante.

Cette lecture fut une surprise pour moi, en effet, n’aillant jamais lu de roman de l’auteur, je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre et au final je l’ai adoré. J’ai passé un très bon moment.