Le goût des pépins de pomme – Katharina Hagena

Voilà longtemps que ce livre – Le goût des pépins de pomme de Katharina Hagena – se trouvait dans ma wishlist. Et puis, une après-midi, je suis allée me balader dans le quartier Saint-Michel et je l’ai trouvé pour presque rien, et surtout en très bon état, chez Boulinier. Je ne pouvais donc pas manquer cette occasion…

946fb-legoc3bbtdespc3a9pinsdepommeCe qu’en dit l’éditeur : À la mort de Bertha, ses trois filles, Inga, Harriet et Christa, et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l’Allemagne, pour la lecture du testament. A sa grande surprise, Iris hérite de la maison et doit décider en quelques jours de ce qu’elle va en faire. Bibliothécaire à Fribourg, elle n’envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais, à mesure qu’elle redécouvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin qui l’entoure, ses souvenirs se réveillent, reconstituant l’histoire émouvante, parfois rocambolesque, mais essentiellement tragique, de trois générations de femmes. Katharina Hagena nous livre ici un grand roman sur le thème du souvenir et de l’oubli (Anne Carrière, 2009).

Nous voilà donc en compagnie d’Iris, la petite fille de Bertha, qui vient s’installer quelques jours dans la maison de famille dont elle vient d’hériter et qui en ces murs va se remémorer un certain nombre de souvenirs. Se trouver dans la petite ville de Bootshaven va également être l’occasion pour elle de revoir de vieilles connaissances et d’essayer de résoudre quelques mystères liées à sa famille. Le lecteur est alors baladé entre le moment présent durant lequel Iris se demande si elle va conserver la maison de sa grand-mère et des moments de vie passés dont elle se souvient.

Il m’aura fallut patienter une centaine de pages, voire plus, pour enfin être à l’aise avec tous ces bouts de vie qui s’entremêlent et tous ces personnages, pour qu’enfin je m’y retrouve à peu près et que je mémorise tant bien que mal les divers liens de parentés ou d’amitiés les reliant les uns aux autres. C’est aussi le temps qu’il aura fallut pour que je commence à apprécier ma lecture. Ce qui m’a le plus dérangé, outre le nombre important de personnages cités, c’est la quantité incroyable de descriptions qui se trouvent dans ce récit ! Elles sont longues et ultra détaillées ce qui rend la lecture lassante et lente et m’a parfois fait perdre le fil.
Mis à part cela, j’ai quand même passé un bon petit moment avec ce livre. L’auteure y raconte, avec pour thématiques centrales la mémoire et le souvenir et, à travers des portraits de femmes de trois générations différentes, une histoire de famille touchante et pleine de secrets. Il y a bien évidemment Bertha la grand-mère qui vient de décéder, et sa sœur, mais aussi les trois filles de Bertha, et puis enfin, ses petites filles, Rosemarie et Iris, sans oublier leur fidèle amie Mira. Sinon, j’ai bien aimé la mignonne petite histoire entre Max et Iris, même si on se doute dès le début de ce qu’il va se passer entre eux… Bref, je ne veux pas vous en dire plus pour ne pas vous spoiler et dévoiler le peu de rebondissements du livre 🙂

En conclusion je dirais que ce roman m’aura procuré beaucoup d’émotions différentes, de l’ennui parfois, mais aussi de l’amusement grâce à certaines anecdotes plutôt drôle, j’ai été touchée par Iris et l’histoire de sa famille.