Journal d’une accoucheuse – Priyamvada N. Purushotham

Dans Journal d’une accoucheuse, Priyamvada N. Purushotham nous raconte l’histoire d’une jeune femme Indienne prénommée Mrinalini, qui, alors qu’elle était enfant, lors d’un cours de sciences naturelles, a décidé qu’elle voudrait être médecin gynécologue quand elle serait grande.

jounral-dune-accoucheuseAprès des études orientées en ce sens, à Delhi puis en Angleterre, elle revient en Inde, à Madras, sa ville natale, pour accompagner et soigner les femmes de son pays. Mrinalini va alors nous parler de son métiers à travers les histoires de six femmes aux parcours et aux horizons très différents parmi lesquelles : Zubeida déjà mère de 3 petits garçons et qui rêve d’avoir une petite fille ; Megha, très entourée de sa belle-mère, qui voudrait avoir un petit garçon après avoir eu trois petites filles ; Tulsie une jeune femme qui désespère d’avoir des enfants ; ou encore Pooja enceinte de son violeur et qui ne souhaite pas garder l’enfant. Mais il n’est pas question que de ces six femmes, il est également question de la vie sentimentale de Mrinalini et de sa relation avec Sid, globe-trotter, qui lui fait tourner la tête depuis des années.

A travers l’histoire de Mrinalini et celles de ses patientes, différentes thématiques sont abordées : la place des femmes dans la société Indienne, l’adoption, l’avortement en fonction du sexe de l’enfant ou encore la stérilité. Le lecteur est plongé dans la diversité et la réalité de l’Inde contemporaine, entre traditions et influence occidentale.

J’ai aimé me plonger dans ce roman que j’ai trouvé passionnant. L’écriture simple et dynamique, mais aussi l’humour de l’auteure, ou encore les nombreuses descriptions culinaires, m’ont complétement transporté dans ce pays. J’ai été complétement happée par ces histoires, cette histoire. Et puis cette couverture, je ne sais pas vous, mais moi, je la trouve vraiment superbe !

Un mauvais garçon – Deepti Kapoor

Après Otages Intimes, Quand le diable sortit de la salle de bain, Six jours et La maladroite, quatre romans de la dernière rentrée littéraire dont je vous ai déjà parlé, c’est dans la lecture du roman indien intitulé Un mauvais garçon que je me suis lancée. J’avoue, ce qui m’a attiré en premier, c’est sa très jolie couverture, toute en couleurs, m’inspirant beaucoup de bonnes ondes. Finalement, derrière elle se cachait une histoire plutôt dramatique…

Isha, une jeune indienne de 20 ans qui vit chez sa tante suite au décès de sa mère et au départ de son père à Singapour laissant femme et enfant, rêve de liberté alors que sa famille cherche à la marier par tous les moyens, sans succès. Un jour, après ses cours à l’université, elle décide de se rendre dans un café où elle fera la connaissance d’un homme plus âgé, pas très agréable à regarder mais assez sûr de lui et charismatique. A ses côtés elle va découvrir la ville de Delhi, la drogue, l’alcool et le sexe. Une relation amoureuse passionnée va naître entre eux, mais, elle se révélera aussi destructrice.

Au départ, j’ai eu un peu de mal à me faire au style de l’auteure que j’ai trouvé assez décousu, à l’alternance entre la première personne du singulier et la troisième, mais aussi à la construction un peu particulière du récit, oscillant entre passé et présent. Puis, au fil de la lecture, j’ai fini par m’y habituer et prendre un peu plus de plaisir. Concernant l’histoire, je ne peux pas dire qu’elle m’ait particulièrement ému, cependant, ayant lu énormément de mauvaises critiques à propos de ce roman, je m’attendais à bien pire que cela. J’ai aimé découvrir cette ville, qui m’intrigue beaucoup, et ses habitants sous un angle différent, entre tradition et modernité. Après, j’aurais peut-être aimé que la condition des femmes dans ce pays soit abordée de façon moins superficielle. Ce roman plutôt court se lit assez vite, et je ne l’ai pas détesté.